A propos

L’idée de cette semaine, organisée par les laboratoires de mathématiques (LAMFA) et d’informatique (MIS) de l'UPJV, est de proposer des exposés, des colloquium ou des ateliers au grand public, aux étudiant(e)s, aux musicien(ne)s et aux chercheurs/chercheuses.

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Evenements

Colloquium, conférences, ateliers et concert.

Lundi 23 mars 2026


  • 10h30


    L'IA pour analyser le jazz

    Conférence grand public

    L'exposé présentera l'analyse de la mélodie, de suite d'accords, de structure et de détection de licks par des méthodes d'informatique et d'analyse du signal, avec des exemples audio et visuels.

    Geoffroy Peeters
    Télécom SudParis
    Amphithéâtre Lavoisier, Pôle Scientifique, UPJV

Mardi 24 mars 2026


  • 9h15


    L'ordinateur pourrait-il nous aider à interpréter des partitions impossibles?

    Conférence grand public

    Exprimer des sentiments tout en exécutant correctement une partition musicale requiert de la part de l'interprète une expertise acquise par la pratique d'un instrument durant plusieurs années. Dans cet exposé, il est proposé de démêler au sein d'une interprétation musicale ce qui relève de la technique et ce qui relève de l'expressivité dans l'objectif de confier la technique à l'ordinateur tout en favorisant l'expressivité de l'interprète. Plusieurs expérimentations ont été menées par nos pionniers dans les années 90 (Max Matthews et Jean Haury). C'est grâce à une étude algébrique modélisant le fonctionnement de ces systèmes que des outils génériques et accessibles peuvent être développés aujourd'hui pour un public élargi.

    Myriam Desainte-Catherine
    LABRI, Université de Bordeaux
    Logis du Roy


  • 10h15


    Processus d’extemporisation issus de la chord scale theory

    Conférence grand public

    Les approches de l’improvisation ont considérablement évolué au cours de l’histoire du jazz. À partir de la fin des années 1950, la chord scale theory formalise une articulation entre la dimension verticale (les accords) et la dimension horizontale (les échelles), qui s’impose ensuite progressivement parmi les improvisateurs. Dans ce système, un jeu sur les symétries, les permutations et les transpostions d’objets musicaux simples (de 3 à 5 notes) permet de développer une grande complexité dans le langage mélodique et harmonique. Les pratiques codifiées qui en résultent amènent à interroger la notion d’improvisation. Le concept d’extemporisation semble en effet mieux décrire la réalité d’un travail préalable de maîtrise des processus, puis de réalisation lors de la performance en temps réel.

    Stéphane Audard
    Ecole Normale de Musique, Paris
    Logis du Roy


  • 11h15


    Les ingrédients de la musique : texture, harmonie et orchestration

    Conférence grand public

    La musique est souvent imaginée comme une discipline très spontanée où le compositeur improvise des lignes mélodiques qu'il agence librement. Pourtant, elle obéit à des règles très strictes que l'on peut analyser. Dans cet exposé, je présenterai trois ingrédients fondamentaux pour la composition : la texture, l'harmonie et l'orchestration. Le but est de comprendre comment ils influencent le discours musical et comment leur variation permet d'entendre un morceau sous un autre angle.

    Gonzalo Romero Garcia
    EPITA, Sorbonne Université
    Logis du Roy



  • 14h


    Harmoniques, cycle des quintes et grilles de jazz : une petite promenade pianismathique

    Conférence grand public

    Le cycle des quintes est à la base de l’harmonie tonale et occupe une place centrale dans la musique classique et dans le jazz. Je rappellerai les notions physico-mathématiques fondamentales qui, en partant du modèle des harmoniques de la corde vibrante, expliquent les intervalles de quinte, de quarte et l’accord majeur parfait, puis décrirai la construction classique des gammes diatonique et chromatique, où apparaît le fonctionnement du cycle des quintes, avec les accords et les mécanismes de tension-résolution associés. La mise en oeuvre de ces mécanismes sera décrite à travers la structure de grilles de jazz représentatives (Gershwin, Ellington, ...), mettant en jeu différentes longueurs de cycles. J'illustrerai ensuite au piano son implémentation dans un cadre stylistique bien défini, qui est celui du piano-solo jazz classique des années 1930-40 (styles ‘’stride'' et ‘’swing’’), représenté par des grands pianistes tels que Fats Waller, Teddy Wilson, Art Tatum, Hank Jones. Dans cette approche du piano jazz un rôle clé est joué par les accords de passage et par les intervalles de dixième, qui seront analysés en relation avec le cycle des quintes et les harmoniques impaires de la corde vibrante.

    Philippe Souplet
    Université Paris Nord, mathématicien et pianiste
    Logis du Roy


    Bio : Philippe Souplet, professeur à l’Université Paris Nord, est mathématicien. Ses recherches sont consacrées aux équations aux dérivées partielles, un domaine des mathématiques qui fournit des outils fondamentaux pour la modélisation en physique et en biologie. Il est aussi pianiste de jazz et compositeur, spécialiste des styles de piano jazz des années 1930-40 (stride, swing) et de la musique de Duke Ellington. ll se produit régulièrement dans les jazz-clubs et les festivals en France et à l’étranger, en solo ou au sein de différentes formations.


  • 15h


    Sous-harmoniques et accord mineur : une exploration mathématique de la consonance

    Exposé-concert grand public

    Dans cet exposé-concert, nous partirons d’une question ancienne et mystérieuse : pourquoi les accords majeur et mineur sont-ils perçus comme consonants ? Depuis la Renaissance, une piste d’explication repose sur l’existence de la série harmonique pour l’accord majeur, et d’une série de sous-harmoniques, en quelque sorte symétrique de la première, pour l’accord mineur. Mais, contrairement à la série harmonique, bien comprise du point de vue physique parce qu’elle est contenue dans les sons périodiques, la série de sous-harmoniques n’y apparaît pas. La consonance de l’accord mineur est ainsi demeurée une énigme pendant des siècles. Je présenterai un modèle mathématique de la cochlée, modélisée comme un ensemble de cordes vibrantes, qui montre comment une série de sous-harmoniques peut être générée à l’intérieur de l’oreille interne. En un certain sens, l’accord majeur est perçu comme consonant parce qu’il est déjà contenu dans les sons périodiques, tandis que l’accord mineur l’est parce qu’il est engendré par l’oreille elle-même. Le concert qui suivra, avec Gilles Monfort, prolongera cette exploration sur le plan sonore : à travers deux instruments à vent ultragraves, nous tenterons de donner une image musicale des profondeurs, tensions et résonances associées aux sous-harmoniques.
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    Ugo Boscain, LJLL Sorbonne Université et Gilles Monfort, compositeur
    Logis du Roy


    Bio Ugo Boscain
    Mathématicien au CNRS, Ugo Boscain est aussi musicien improvisateur. Ses recherches en analyse géométrique et en théorie du contrôle l’ont conduit à développer des modèles mathématiques de la perception, notamment visuelle et auditive. Formé à la fois aux mathématiques, à la physique théorique, à l’ingénierie et à la musique, il mène depuis la fin des années 1980 une activité musicale soutenue, d’abord au piano, puis à la clarinette contrebasse, dont il est l’un des rares spécialistes. Il a donné des centaines de concerts en Europe et participé à l’enregistrement d’une dizaine de disques. Son travail et sa pratique artistique se rencontrent dans une même attention aux formes, au son, à l’écoute et à l’improvisation.

    Bio Gilles Monfort
    Musicien curieux et éclectique, compositeur, chanteur, multi-instrumentiste, preneur de son, Gilles Monfort est un touche-à-tout insatiable : concerts dans de nombreux genres musicaux, captations sonores naturalistes aux quatre coins du monde, composition de musiques originales pour le cinéma et le spectacle vivant. Il est diplômé des conservatoires de Rennes et de Boulogne-Billancourt (classe de tuba de Thierry Thibault et d’Arnaud Boukhitine), du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris, et il a derrière lui plus de quinze ans d’apprentissage traditionnel de la musique classique vocale d’Inde du Nord auprès de maîtres de la célèbre famille Dagar. En groupe ou sous son nom, Gilles s’est produit dans plus de vingt pays ; il a signé la musique d’une trentaine de spectacles et de films. www.gillesmonfort.com


  • 16h


    Conf&Concert en l'honneur de John Coltrane

    Conférence-Concert grand public

    Saxophoniste virtuose, improvisateur qui s'est illustré aux côtés des plus grands parmi lesquels Miles Davis et tant d'autres, compositeur de thèmes devenus des standards, John Coltrane (1926-1967) est une figure centrale et révolutionnaire de la musique du 20ème siècle. Écrivain prolifique ayant notamment consacré deux livres à ce musicien d'exception, Franck Médioni, producteur sur France musique, retrace à pas de géant le parcours musical et spirituel de ce génie du jazz. Il est accompagné pour l'occasion par les musiciens du Romain Villet trio. Au terme de la conférence-concert, une signature sera organisée grâce à la Librairie du Labyrinthe.
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    Franck Médioni, écrivain et producteur sur France Musique, accompagné par le Romain Villet Trio (Romain Villet Piano, Olivier Michel Contrebasse et Antoine Couissinier Batterie).
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Jeudi 26 mars 2026


  • 10h30


    Analyse musicale pour une meilleure prise en compte des phénomènes cognitifs liés à la musique

    Conférence grand public

    Joséphine Calandra
    MIS, UPJV
    Laboratoire MIS, salle 301


  • 19h30


    « Je est un autre »

    une IA maigre improvise avec le piano et la voix de Bernard Lubat
    Conférence-Concert grand public

    Le spectacle « Je est un autre, Lubat joue avec Lubat » explore la question du corps dans la musique et dans sa manifestation spectaculaire qu'est la virtuosité instrumentale. Bernard Lubat est un virtuose (piano, batterie, scat vocal). La maîtrise de ces techniques passe par un long processus d'ascèse du corps qui s'exerce dans la pratique quotidienne. Mais l'intelligence artificielle change radicalement la donne car, bien que l'IA n'ait pas de corps, elle peut capter le jeu d'un musicien et, par apprentissage, produire un résultat affranchi des contraintes corporelles. L’interaction de Bernard Lubat avec l'IA consiste à mettre en scène ce rapport entre la virtuosité incarnée du musicien et le double numérique « sans corps » du dispositif informatique. Sur scène, Bernard Lubat joue du piano ou fait du scat dans un micro… en dialogue avec lui-même par la magie d'un logiciel d’improvisation créé par Marc Chemillier et développé par Daniel Brown (Djazz). À la place du corps numérique absent, Marc Chemillier invente une nouvelle gestuelle pour contrôler l'intelligence numérique. A l’heure du développement vertigineux de l’IA, cette approche montre une voix alternative pour imaginer une « IA maigre » parcimonieuse dans son utilisation des données. Projet soutenu par Cultures connectées (DRAC et Région Nouvelle Aquitaine)
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    Bernard Lubat, musicien, pianiste de Jazz et Marc Chemillier, EHESS, Paris
    Amphithéâtre Simone Veil, pôle Citadelle


    Bio Bernard Lubat
    « Malpoly-instrumentiste » tout terrain, compositeur, chanteur, scateur et tchatcheur, Bernard Lubat est un surdoué de la musique ! Sommité incontournable du jazz européen, jadis musicien de bal comme chanteur dans les « Double Six », partenaire de Stan Getz, Eddy Louiss, René Thomas, comme compagnon de route de Claude Nougaro, confrère de blues de Richard Bohringer, comme aventurier des musiques improvisées avec Michel Portal, Bernard Lubat est un artiste aux multiples facettes : poète, musicien, comédien, fondateur entraîneur-joueur de la Cie Lubat de Jazzcogne et créateur du festival d'Uzeste Musical. Il est à la fois multi-instrumentiste et interprète de ses propres textes, empreints d'humour, de poésie et d'allusions politiques, en privilégiant le rapport au public.

    « En français, occitan, anglais ou scat, en jazz, en musette et en rap, au piano, à l'accordéon, à la batterie, à la voix... Bernard Lubat bouleverse les vieilles habitudes du concert. » Le Figaro

    « ...Lubat habite un spectacle d'un siècle d'avance sur tout ce qu'on peut voir. » Le Monde

    Bio Marc Chemillier
    Ancien élève de l’ENS de Fontenay-aux-roses (mathématiques) et du CNSM de Paris (harmonie-contrepoint), Marc Chemillier est Directeur d'études à l'EHESS et membre du Centre d'analyse et de mathématique sociales. Il a travaillé à Madagascar sur l'algèbre divinatoire ainsi que sur la musique de cithare dans les rituels de possession. Depuis une vingtaine d'années, il mène des recherches en collaboration avec l'IRCAM sur l'improvisation musicale et sa simulation à l'aide de l'intelligence artificielle ainsi que sur les enjeux esthétiques, anthropologiques et sociaux de ces technologies. Il se produit en concert grâce au logiciel Djazz (http://digitaljazz.fr) en compagnie de musiciens de jazz comme le poly-instrumentiste et créateur du festival d'Uzeste Bernard Lubat, ou de world music comme le grand cithariste malgache Justin Vali.


Vendredi 27 mars 2026


  • 10h30


    Mathématiques et Musique : voir les sons, transformer les rythmes, créer avec l’IA

    Atelier scolaire

    Cette intervention propose une exploration des liens profonds entre mathématiques et musique à travers trois axes complémentaires. Nous verrons d’abord comment l’harmonie peut être représentée géométriquement. Au-delà du caractère linéaire du piano, certaines structures comme le Tonnetz permettent de visualiser les accords dans un plan et de mieux comprendre leurs relations et leurs transformations. Les représentations circulaires offrent également une lecture géométrique des accords, qui peuvent alors être interprétés comme des polygones. Nous aborderons ensuite la géométrie du rythme : représenter des motifs rythmiques sur un cercle permet de les visualiser comme des figures géométriques et d’en analyser certaines propriétés. Cette approche ouvre de nouvelles possibilités de transformation (rotations, symétries, décalages) et peut nourrir l’invention musicale. Enfin, nous discuterons des enjeux contemporains liés à l’intelligence artificielle dans la création musicale : allant de la simple transformation du timbre de voix, de l’outil d’assistance à l’écriture, jusqu’à la composition entièrement automatique. Nous aborderons aussi en conclusion quelques questions éthiques concernant la place de l’IA dans le processus créatif.

    Mathys Daniel
    Université de Strasbourg, IRMA
    Collège Amiral Lejeune


Soutiens

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